Ouvert du Lundi – Vendredi : 08h00 – 17h00  >> 06.23.96.39.38

Ouvert du Lundi – Vendredi : 08h00 – 17h00  06.23.96.39.38

Quand un toit plat fuit, le réflexe est d’inspecter la grande surface plate, celle que l’on voit en premier. C’est presque toujours le mauvais endroit. Les points singuliers de toiture-terrasse, c’est-à-dire tous les endroits où l’étanchéité doit s’interrompre, remonter, contourner ou se raccorder à autre chose, concentrent l’essentiel des infiltrations.

Acrotères, relevés, joints de dilatation, émergences, seuils, traversées : voici les six zones à connaître, et ce que vous pouvez y repérer vous-même.

Pourquoi les points singuliers de toiture-terrasse concentrent les fuites

En pleine surface, la membrane est continue, soudée et uniformément sollicitée. Elle vieillit, mais elle vieillit lentement et visiblement.

Partout ailleurs, elle doit faire un angle, remonter sur une paroi verticale, être découpée pour laisser passer une évacuation, ou s’arrêter contre un ouvrage maçonné. Chacun de ces raccords est une discontinuité, donc un point de faiblesse. Ajoutez à cela que ces zones encaissent les mouvements différentiels entre matériaux, et vous obtenez la carte complète des infiltrations d’un toit plat.

1. L’acrotère et sa couvertine

L’acrotère est le muret qui ceinture la terrasse. Il est protégé en partie haute par un couronnement : couvertine métallique, dalle de béton, ou enduit.

Ce qui lâche, par ordre de fréquence :

  • les joints entre éléments de couvertine, qui s’ouvrent sous l’effet de la dilatation,
  • la fixation de la couvertine, parfois traversante, ce qui crée autant d’entrées d’eau,
  • l’absence de pente ou de larmier, qui laisse l’eau ruisseler le long du mur au lieu d’être rejetée vers l’extérieur,
  • la fissuration de l’acrotère lui-même, notamment aux angles, là où les contraintes se concentrent.

Un indice visible depuis la rue : des traces de ruissellement ou des salissures verticales sur la façade, sous le couronnement. L’eau passe par le haut du mur et redescend dans la maçonnerie.

2. Le relevé d’étanchéité

Le relevé est la remontée de la membrane sur l’acrotère ou sur toute paroi verticale. C’est le premier de tous les points singuliers de toiture-terrasse en nombre de sinistres.

Sa hauteur est encadrée par les règles de l’art, précisément pour que l’eau ne puisse pas passer par-dessus en cas de montée du niveau. Un relevé trop court, par exemple parce qu’une chape ou un lit de gravillons a surélevé le sol après coup, devient inopérant.

À contrôler visuellement : un décollement en partie haute, une bande solin ou un profil métallique déformé, une fissuration dans l’angle entre la partie horizontale et la verticale, une membrane qui a glissé.

3. Le joint de dilatation

Un bâtiment travaille. Les joints de dilatation existent pour absorber ces mouvements sans que la structure ne fissure.

Au droit d’un joint, l’étanchéité ne peut pas être simplement continue : elle doit être traitée par un dispositif spécifique, capable d’accompagner le mouvement sans se déchirer. Ce traitement vieillit, et lorsqu’il arrive en fin de vie, la fuite est généralement franche et linéaire : une trace au plafond qui suit une ligne droite, parfois sur plusieurs mètres.

C’est un désordre qui ne se répare pas par une rustine. Il demande une reprise du dispositif complet.

4. Les émergences

Tout ce qui traverse ou dépasse de la terrasse crée un point de faiblesse : souches de cheminée, lanterneaux, édicules d’ascenseur, ventilations, climatiseurs posés sur plots, potelets de garde-corps, crosses de câbles, mâts d’antenne.

Chacun exige un relevé périphérique correctement exécuté. Les désordres les plus courants viennent d’équipements ajoutés après la pose de l’étanchéité : un climatiseur fixé par chevilles traversantes, un garde-corps scellé dans la dalle, un support d’antenne boulonné. Chaque perforation est une entrée d’eau, et elle reste invisible pendant des mois.

Règle simple : aucune fixation ne traverse une membrane d’étanchéité, jamais.

5. Le seuil de porte-fenêtre

C’est le point le plus bas du système, et l’un des plus fréquents en logement.

Au droit d’un seuil, la hauteur de relevé est par nature réduite, puisqu’il faut bien pouvoir franchir le seuil. Si le niveau de la terrasse remonte, après la pose d’un carrelage, d’un platelage ou d’un lit de gravillons trop épais, la marge disparaît. Lors d’un fort épisode pluvieux, l’eau franchit le seuil et entre directement dans le logement.

Un caniveau de reprise devant le seuil, raccordé aux évacuations, est souvent la bonne réponse. Encore faut-il qu’il soit entretenu.

6. Les traversées et platines d’évacuation

La naissance d’évacuation traverse le complexe d’étanchéité. Son raccordement, la platine, doit être soudé à la membrane dans les règles de l’art.

Un raccord mal exécuté, décollé ou corrodé, laisse l’eau passer directement sous l’étanchéité, au point le plus bas de la terrasse, là où elle s’accumule. C’est une configuration particulièrement défavorable, et difficile à repérer sans soulever la protection.

Repérer soi-même les points singuliers de toiture-terrasse abîmés

Si l’accès à votre terrasse est sécurisé et de plain-pied, faites le tour des bords et notez :

  • des joints de couvertine ouverts ou des couvertines déformées,
  • des traces de ruissellement sur la façade sous le couronnement,
  • un relevé décollé, fissuré ou visiblement trop court,
  • une fixation traversante sur un équipement ajouté,
  • une ligne de fissure régulière traversant la terrasse,
  • un seuil de porte-fenêtre dont la hauteur de relevé semble insuffisante.

Photographiez chaque constat. Ne montez jamais sur une toiture non accessible ou dépourvue de garde-corps.

Pris à temps, ces défauts coûtent peu

La plupart de ces reprises sont des interventions localisées, rapides, sans commune mesure avec le coût d’une réfection complète. Un relevé repris, un joint de couvertine refait, une platine ressoudée : quelques heures de chantier.

Laissés en l’état, les mêmes défauts entraînent l’imprégnation de l’isolant, la dégradation du support et, à terme, la réfection de l’ensemble du complexe. C’est tout l’intérêt d’un contrôle annuel des points singuliers de toiture-terrasse avant la saison des pluies.

BTE réalise le contrôle, l’audit et la reprise des points singuliers de toitures-terrasses à Nice et dans toute sa région, en intervention ponctuelle ou dans le cadre d’un contrat d’entretien. Contactez-nous pour un constat sur place.